Plus de 3 milliards de personnes dépendent de la biodiversité marine et côtière pour subvenir à leurs besoins, selon les données ONU 2022 reprises par le réseau Chiffres clés de l’eau en mai 2023. Cette estimation s’inscrit dans un contexte où les milieux marins et littoraux couvrent 71 % de la planète, tandis que l’océan assure simultanément des fonctions alimentaires, climatiques, économiques et écologiques structurantes.
Les données disponibles reposent principalement sur les référentiels de l’ONU, de la FAO, de l’OFB, d’Ifremer et d’organismes scientifiques spécialisés dans les récifs, les services écosystémiques et l’économie maritime. Les sections suivantes détaillent la portée du chiffre de référence, les écarts méthodologiques entre sources et les principaux secteurs ou régions concernés, avant une lecture synoptique des sources mobilisables.
| Source | Indicateur principal | Modalité de lecture | Portée |
|---|---|---|---|
| ONU | Plus de 3 milliards de personnes dépendantes | Référence globale sur besoins et subsistance | Monde, données 2022 |
| FAO | 1,5 milliard de personnes dépendantes des produits de la pêche pour l’alimentation | Focalisation sur l’apport alimentaire | Monde |
| OFB | Milieux marins couvrant 71 % de la planète | Cadre écologique et services écosystémiques | France et lecture globale |
| Plateforme Océan & Climat | Plus de 500 millions de personnes dépendantes des récifs coralliens | Lecture ciblée sur la subsistance liée à la pêche récifale | Monde, fiche 2019 |
| Ifremer | Données sur biodiversité, habitats et pression halieutique | Appui scientifique pour contextualiser la dépendance | France et synthèses internationales |
🔍 À RETENIR
✅ CHIFFRE DE RÉFÉRENCE MONDIAL
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Base statistique : l’ONU publie le seuil de plus de 3 milliards de personnes, avec une actualisation référencée sur des données 2022 -
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Périmètre : la dépendance agrège la subsistance, l’alimentation, les revenus et les usages côtiers liés aux écosystèmes marins -
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Indicateur complémentaire : la FAO chiffre à 1,5 milliard les personnes dépendantes des produits de la pêche pour l’alimentation, ce qui ne couvre pas tout le champ socio-économique -
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Cas spécifique : les récifs coralliens assurent une subsistance directe à plus de 500 millions de personnes, principalement via la pêche et la protection côtière
🌐 OUTILS ET RESSOURCES
🌐 ONU Objectif 14
Cette base fournit le chiffre global le plus repris et permet de rattacher l’estimation aux objectifs de développement durable liés à l’océan.
🌐 FAO
Les séries halieutiques et alimentaires de la FAO complètent le chiffre global en isolant la consommation de produits de la pêche et les chaînes de valeur associées.
🌐 Ifremer et OFB
Ces organismes apportent le cadre écologique, les pressions sur les habitats, les suivis côtiers et les indicateurs nécessaires pour interpréter les dépendances humaines.
⚠️ POINT DE VIGILANCE MÉTHODOLOGIQUE
Les estimations additionnent des dimensions hétérogènes, car subsistance, alimentation et emploi ne reposent pas sur les mêmes unités statistiques ni sur le même niveau de dépendance.
Combien de personnes dans le monde dépendent de la biodiversité marine pour vivre ?
Le chiffre de référence aujourd’hui : plus de 3 milliards de personnes
Plus de 3 milliards de personnes dépendent de la biodiversité marine et côtière pour subvenir à leurs besoins, selon l’ONU, sur la base de données 2022. Cette valeur constitue aujourd’hui le repère le plus cité à l’échelle internationale, parce qu’elle agrège les dimensions de subsistance, d’accès aux ressources et de maintien des moyens d’existence dans les zones côtières et marines.
Ce chiffre doit être lu comme un ordre de grandeur macro-social plutôt que comme un comptage exhaustif des seuls actifs maritimes. Les données disponibles montrent d’ailleurs qu’une autre mesure, plus étroite, évalue à 1,5 milliard le nombre de personnes dépendant des produits de la pêche pour leur alimentation, d’après la FAO citée par l’OFB. L’écart entre les deux ordres de grandeur provient donc du périmètre retenu.
Ce que recouvre exactement « dépendre de la biodiversité marine pour vivre »
La dépendance à la biodiversité marine recouvre des usages directs, comme la pêche, la collecte, l’aquaculture de proximité ou l’autoconsommation, mais aussi des fonctions indirectes, parmi lesquelles la protection côtière, l’activité touristique et le maintien de chaînes alimentaires locales. Cette lecture extensive reste cohérente avec le fait que les milieux marins et littoraux couvrent 71 % de la planète selon l’OFB.
Les services écosystémiques élargissent encore cette notion de dépendance, puisque l’océan absorbe environ 25 % du CO2 émis par les activités humaines, et le phytoplancton produit près de 50 % de l’oxygène respiré, toujours selon l’OFB. Toutefois, lorsque les institutions publient des estimations démographiques, elles visent d’abord les besoins matériels, alimentaires et économiques plutôt que l’universalité des fonctions climatiques planétaires.
Quelles sources donnent les chiffres les plus fiables sur ce sujet ?
Les données de l’ONU comme base de référence
Les données de l’ONU constituent la référence principale lorsqu’il s’agit d’estimer combien de personnes dépendent de la biodiversité marine pour vivre, parce qu’elles s’inscrivent dans le cadre normatif de l’Objectif de développement durable 14. La formulation « plus de 3 milliards » apparaît comme l’indicateur global le plus stabilisé pour une lecture internationale, avec une base de données datée de 2022.
Cette centralité ne signifie pas que l’ONU produit seule l’ensemble des séries sources. Elle synthétise plutôt des informations issues de corpus statistiques, halieutiques et environnementaux déjà consolidés. Pour un usage professionnel, cette source présente l’avantage d’une forte comparabilité intergouvernementale, mais elle offre moins de granularité sur les filières, les territoires littoraux ou la hiérarchie des dépendances individuelles.
Les apports complémentaires de la FAO, de l’OFB, de l’Ifremer et des organismes scientifiques
La FAO affine l’analyse en isolant l’axe alimentaire, avec une estimation de 1,5 milliard de personnes dépendantes des produits de la pêche pour leur alimentation. L’OFB apporte un cadrage robuste sur les services écosystémiques, la couverture spatiale des milieux marins et la place des littoraux dans les systèmes socio-écologiques.
Ifremer complète ces lectures par des indicateurs d’état des habitats et de pression halieutique, notamment le fait que 60 % des populations de poissons commerciaux sont exploitées à leur niveau maximum de pêche durable, tandis que 94 % des habitats marins et côtiers d’intérêt communautaire évalués en métropole sont en mauvais état. Ces données n’estiment pas directement la population dépendante, mais elles renseignent la fragilité du socle écologique qui soutient cette dépendance.
Comment les organisations internationales calculent elles ces estimations ?
Dépendance directe : pêche, collecte, subsistance et revenus
Les organisations internationales calculent d’abord la dépendance directe à partir d’activités productives identifiables, comme la pêche artisanale, la pêche commerciale, la collecte sur estran, les usages de subsistance et les revenus tirés des produits marins. Cette première strate statistique s’appuie sur des données d’emploi, de consommation locale, de production halieutique et de ménages côtiers exposés à une ressource marine déterminante.
Le cas des récifs coralliens illustre cette approche, puisque la Plateforme Océan & Climat estime que plus de 500 millions de personnes en tirent une subsistance directe grâce à la pêche. Dans ce cadre, la biodiversité n’est pas un décor écologique abstrait, mais un stock vivant, un habitat de reproduction et un support de productivité halieutique directement convertible en calories et en revenus monétaires.
Dépendance indirecte : alimentation, emplois côtiers et services écosystémiques
Les institutions intègrent ensuite une dépendance indirecte, plus complexe à mesurer, qui inclut l’alimentation issue des chaînes de distribution, les emplois côtiers liés à l’économie de la mer et les services écosystémiques protecteurs. Cette seconde strate explique pourquoi les estimations globales dépassent largement le périmètre des seuls pêcheurs enregistrés dans les statistiques d’activité primaire.
Les récifs coralliens fournissent ici un exemple quantifié, puisque leurs services écologiques et économiques sont estimés à environ 30 milliards US$ par an, alors qu’ils ne couvrent que 0,08 % à 0,16 % de la surface des océans. De la même manière, l’économie liée à l’océan, à la mer et aux littoraux mobilise 4,5 millions de travailleurs dans l’Union européenne, selon la donnée publiée par Surfrider.
Quels secteurs économiques reposent le plus sur la biodiversité marine
Pêche et produits de la mer
La pêche et les produits de la mer constituent le secteur le plus immédiatement associé à la biodiversité marine, car ils transforment directement la productivité des écosystèmes en alimentation, en revenus et en échanges marchands. Les séries de la FAO sur les produits halieutiques servent donc de pivot analytique lorsque les organisations cherchent à quantifier les dépendances les plus tangibles et les plus documentées.
Cette centralité reste néanmoins vulnérable à l’état des stocks et des habitats. Ifremer indique que 60 % des populations de poissons commerciaux sont exploitées au maximum de la pêche durable, tandis que la surpêche compromet la sécurité alimentaire de millions de personnes selon l’AFD. Le poids du secteur s’explique donc autant par son volume économique que par son rôle nutritionnel et social dans les zones littorales.

Tourisme littoral et récifs coralliens
Le tourisme littoral repose fortement sur la qualité écologique des rivages, des eaux côtières et des récifs, qui soutiennent à la fois l’attractivité paysagère, les activités nautiques et la protection physique du trait de côte. Les récifs coralliens concentrent une part notable de cette valeur, avec des services estimés à environ 30 milliards US$ par an par la Plateforme Océan & Climat.
Cette dépendance économique s’accompagne d’une exposition forte aux pressions climatiques. Environ 20 % des récifs ont définitivement disparu, 25 % sont en grand danger et 25 % supplémentaires pourraient être menacés d’ici 2050 sans gestion appropriée. Les emplois touristiques côtiers dépendent donc d’infrastructures naturelles sensibles à l’acidification, au réchauffement et à la dégradation de la qualité des eaux.

Autres activités côtières liées aux écosystèmes marins
D’autres activités reposent sur les écosystèmes marins, notamment la protection côtière, certaines filières de biotechnologies, des usages pharmaceutiques, l’énergie, le transport, les loisirs et des fonctions de support aux communications. L’OFB classe explicitement ces dimensions parmi les ressources et usages issus de l’océan, ce qui élargit la lecture économique au-delà de la seule extraction halieutique.
Cette extension sectorielle explique pourquoi un chiffre global de dépendance humaine reste toujours supérieur au nombre d’actifs directement employés dans la pêche. Elle rappelle aussi que les organismes marins soutiennent des fonctions moins visibles, alors même que la communauté scientifique estime que 60 à 80 % de la biodiversité mondiale vit dans les océans selon Ifremer, avec une part encore imparfaitement décrite.
La pêche constitue elle la principale source de revenus pour ces personnes ?
Pourquoi la pêche occupe une place centrale dans les estimations
La pêche occupe une place centrale dans les estimations, parce qu’elle fournit les indicateurs les plus directement observables en matière d’emploi, de volumes débarqués, de consommation locale et de valeur échangée. Lorsqu’une institution mesure la dépendance à la biodiversité marine, elle s’appuie donc prioritairement sur les données où le lien entre ressource vivante et moyen d’existence reste le plus explicite.
Cette prépondérance statistique ne doit pas être confondue avec une exclusivité économique. Le chiffre de 1,5 milliard de personnes dépendantes des produits de la pêche pour leur alimentation illustre un périmètre très structurant, mais partiel, puisqu’il n’intègre pas toutes les formes de revenu, de protection côtière ou d’activités de services reposant sur les écosystèmes marins.
Pourquoi la dépendance ne se limite pas aux seuls pêcheurs
La dépendance ne se limite pas aux seuls pêcheurs, parce que les chaînes de valeur marines incluent la transformation, la commercialisation, le transport, l’artisanat côtier, l’hébergement touristique et de multiples activités de subsistance associées aux habitats littoraux. Dans les systèmes insulaires ou deltaïques, la biodiversité marine soutient aussi la résilience alimentaire et la stabilité des revenus sans apparaître intégralement dans les nomenclatures d’emploi formel.
Les services de régulation renforcent encore cette dépendance élargie, puisque l’océan absorbe environ 90 à 93 % de la chaleur excédentaire liée au réchauffement climatique selon l’OFB. À l’échelle locale, mangroves, lagunes, estuaires et récifs réduisent l’érosion et amortissent certains aléas côtiers, ce qui protège indirectement des actifs, des logements et des infrastructures économiques.
Quels pays ou régions comptent le plus de populations dépendantes ?
Les zones côtières densément peuplées et les pays du Sud
Les populations les plus nombreuses concernées par cette dépendance se concentrent dans les zones côtières densément peuplées, en particulier dans les pays du Sud où la pêche artisanale, l’autoconsommation halieutique et les marchés locaux occupent une place structurante. Le chiffre mondial de plus de 3 milliards renvoie donc prioritairement à des espaces où la relation entre ressource marine et sécurité alimentaire demeure immédiate.
Les institutions internationales soulignent plus souvent des configurations régionales que des classements nationaux homogènes, car la dépendance varie à l’échelle infra-étatique selon l’accès au littoral, la densité de population et l’état des écosystèmes. L’AFD relie d’ailleurs la surpêche à des risques accrus sur la sécurité alimentaire et aux migrations, ce qui confirme la concentration des vulnérabilités dans des territoires déjà exposés.
Le cas particulier des territoires très dépendants des récifs coralliens
Les territoires fortement dépendants des récifs coralliens constituent un cas particulier, car une surface écologique très réduite supporte des fonctions alimentaires, touristiques et protectrices disproportionnées. Les récifs ne couvrent que 0,08 % à 0,16 % de la surface des océans, mais ils abritent environ un tiers des espèces marines connues selon la Plateforme Océan & Climat.
Dans ces territoires, la dépendance humaine augmente lorsque l’économie locale combine pêche récifale, tourisme et exposition au risque côtier. Cette configuration concerne notamment les petits États insulaires, certains archipels tropicaux et des littoraux coralliens densément peuplés, où la dégradation du récif affecte simultanément la biomasse exploitable, les revenus de services et la protection physique des côtes.
Quelles populations sont les plus exposées à cette dépendance ?
Communautés côtières, pêche artisanale et petits États insulaires
Les communautés côtières, la pêche artisanale et les petits États insulaires figurent parmi les populations les plus exposées, parce que leur base productive dépend directement d’écosystèmes localisés et sensibles aux pressions climatiques ou anthropiques. Dans ces contextes, la biodiversité marine soutient à la fois les revenus, l’alimentation, la mobilité locale et parfois une part déterminante des recettes touristiques.
La sensibilité de ces groupes s’accroît lorsque les marges d’adaptation économique restent faibles. Les données compilées par Ifremer signalent que 33 % des récifs coralliens, des requins et espèces associés et des mammifères marins sont menacés. Cette pression écologique réduit la robustesse des systèmes socio-économiques directement adossés aux milieux récifaux, lagunaires ou estuariens.
Populations pour lesquelles la mer est vitale pour l’alimentation quotidienne
Les populations pour lesquelles la mer reste vitale à l’alimentation quotidienne constituent une autre catégorie prioritaire, notamment dans des zones où l’apport protéique halieutique ne dispose pas d’alternative accessible à coût comparable. L’estimation de 1,5 milliard de personnes dépendantes des produits de la pêche pour l’alimentation souligne cette dimension nutritionnelle spécifique.
Cette exposition alimentaire peut exister sans inscription forte dans l’emploi maritime formel. Des ménages consomment des produits issus de la pêche locale, de la collecte ou de marchés côtiers faiblement documentés par les enquêtes économiques classiques. Le risque social apparaît donc avant même la perte d’emplois enregistrés, puisque la raréfaction de la ressource renchérit les apports protéiques disponibles.
Pourquoi les estimations varient elles selon les sources ?
Différences de définition entre subsistance, alimentation et emploi
Les estimations varient d’abord parce que les sources n’emploient pas les mêmes définitions de la dépendance. Certaines comptabilisent la subsistance, d’autres l’alimentation, d’autres encore les emplois ou les services écosystémiques associés, ce qui produit mécaniquement des écarts importants entre un chiffre global, comme celui de l’ONU, et des indicateurs sectoriels plus resserrés.
La comparaison entre plus de 3 milliards de personnes dépendantes de la biodiversité marine et 1,5 milliard dépendantes des produits de la pêche pour l’alimentation illustre précisément cet effet de périmètre. Le premier chiffre intègre des dépendances multiples, tandis que le second isole un lien nutritionnel spécifique, sans couvrir l’ensemble des revenus côtiers ou des protections écologiques dont bénéficient les populations littorales.
Limites méthodologiques et manque de données actualisées
Les variations tiennent aussi aux limites méthodologiques, notamment dans les économies informelles, la pêche de subsistance, les usages non monétarisés et les territoires insulaires ou côtiers peu documentés. Les organismes scientifiques disposent d’indicateurs écologiques de plus en plus précis, mais les données socio-économiques restent souvent hétérogènes selon les pays, les années et les nomenclatures administratives.
Cette difficulté se renforce lorsque la pression environnementale évolue rapidement. L’océan est devenu environ 30 % plus acide en 250 ans selon Surfrider, et au moins 9 millions de tonnes de plastiques y sont déversées chaque année d’après une estimation onusienne reprise en 2023. Les bases démographiques ne capturent pas toujours à la même vitesse l’effet de ces dégradations sur les moyens d’existence.
Où trouver des données actualisées et ouvertes sur la dépendance à la biodiversité marine ?
Les données les plus robustes et les plus directement mobilisables proviennent de l’ONU pour le chiffre global, de la FAO pour les dimensions halieutiques et alimentaires, de l’OFB pour les services écosystémiques et des publications d’Ifremer pour les pressions, habitats et suivis scientifiques. La Plateforme Océan & Climat et la Fondation pour la recherche sur la biodiversité complètent utilement ce socle par des synthèses thématiques récentes.
Pour une veille structurée, il ressort que les jeux de données doivent être croisés par niveau d’analyse, mondial pour l’ONU, sectoriel pour la FAO, écologique pour l’OFB et scientifique pour Ifremer. Cette méthode évite de confondre dépendance alimentaire, dépendance économique et dépendance écosystémique, ce qui constitue la principale condition pour interpréter correctement le seuil de plus de 3 milliards de personnes dépendantes de la biodiversité marine.
Le repère international le plus utilisé demeure celui de plus de 3 milliards de personnes dépendantes de la biodiversité marine et côtière, mais sa portée change selon que l’analyse vise la subsistance, l’alimentation ou l’emploi. La lecture la plus solide consiste à croiser les données de l’ONU avec celles de la FAO, de l’OFB et d’Ifremer, afin d’évaluer simultanément l’ampleur humaine de la dépendance et la fragilité écologique des systèmes marins qui la soutiennent.




