EOLIENNES : LE VENT ET L’ARGENT DU VENT

par LUDOVIC GRANGEON, Economie Matin, 05/12/2017

http://www.economiematin.fr/news-le-vent-et-l-argent-du-vent

Tout monopole fermé conduit au suicide économique. La filière éolienne française prend tout droit le chemin du vaste cimetière français des projets absurdes.

La ligne Maginot, les abattoirs de la Villette, les satellites TDF1, le Crédit Lyonnais, le Crédit Foncier, le GAN, le vaccin H1N1, les portiques de l’écotaxe, etc….ont englouti autant de milliards en pure perte, sauf pour quelques uns…
Constat implacable en novembre 2017 et immense déception du célèbre quotidien écologiste Reporterre qui a réalisé une importante enquête approfondie sur la filière éolienne française: jugée tout sauf alternative, dont des membres vont jusqu’à utiliser les codes sexistes les plus lourds du marketing classique pour vendre à n’importe quel prix. Sa conclusion : « les soucis écologiques pèsent finalement bien peu, les objectifs de réductions de consommation d’énergie semblent bien lointains. Et les problèmes posés par la technologie éolienne restent, eux, au second plan. » Continuer la lecture

Transition énergétique : si on changeait de cap avant de ruiner le contribuable ?

Les milliards d’euros dépensés par le consommateur, et les dizaines de milliards d’euros à venir auront finalement servi à développer l’industrie photovoltaïque asiatique ainsi que les industriels éoliens en Allemagne et au Danemark

Contrepoints, article Michel Gay, 6/11/2017

Par un soir froid sans vent de janvier 2020, en rentrant du travail, les Français poussent un peu leur chauffage. À 19h00, tout s’éteint. C’est le black-out, la coupure généralisée de courant mettant en péril la vie de millions de citoyens.                                                                          Comment a-t-on pu en arriver là, et où sont les responsables ?

Dans son scénario 2050, l’ADEME a prévu que la part de production d’électricité soit de 17% pour le solaire et 63% pour les éoliennes.

Ce soir là, les trois quarts des éoliennes sont au repos (par manque de vent) et les panneaux photovoltaïques ne produisent rien dans le noir.

Les barrages hydrauliques turbinent déjà à plein régime (à condition qu’il ait plu les semaines précédentes).

Importer de l’électricité d’Allemagne (ou d’ailleurs) est impossible. Il y fait nuit aussi, et ce pays a le même problème à résoudre puisque l’absence de vent est général sur l’Europe. Les réserves «pilotables à la demande» de production d’électricité nécessaires pour faire face aux besoins de cette soirée sont… insuffisantes. Elles ont tout simplement été sous estimées (voire « oubliées ») dans le scénario ADEME. Continuer la lecture

Eoliennes en mer : pour le parc naturel marin au large du Tréport et de Dieppe, c’est un grand « NON »

Le Parc Naturel Marin rassemblant les acteurs économiques, environnementaux et politiques locaux a dit non au projet d’éoliennes en mer au large du Tréport et de Dieppe

actu.fr, Publié le 20 Oct 17 à 17:57|Modifié le 20 Oct 17 à 20:56

Aux alentours de 16h, ce vendredi 20 octobre, à Garopôle à Abbeville les instances du parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opal ont dit clairement « non » par 34 voix, 20 favorables et deux bulletins blanc, quant à l’implantation d’une ferme éolienne offshore au large de Dieppe et du Tréport.

Plus de 10 ans de débat

Ce projet sur les rails depuis plus de dix ans, serait le premier parc éolien en mer de France. Le premier mais pas le dernier au vu des objectifs de l’Etat quant au développement des énergies renouvelables. Seulement, les débats n’ont jamais été un ruban de velours, et pour le coup environnementalistes, pêcheurs en mer, de très nombreux élus locaux partageaient le même point de vue : une localisation mal choisie et un dialogue de sourd avec le promoteur et les services de l’Etat. Aussi, réticences, vives inquiétudes et oppositions nettes ont grossi et l’ont finalement emporté ce vendredi soir… Dominique Godefroy, président du PNM, a annoncé un résultat sans appel, mais qui ne devrait pas pour autant être synonyme « d’affaire classée « , puisque désormais c’est à l’agence française pour la biodiversité (AFB) de s’exprimer. Continuer la lecture

Éoliennes dans l’Atlantique et dans la Manche : une facture salée pour le contribuable français

Le Figaro Economie, par Luc Lenoir, Publié le 29/09/2017

ENQUÊTE – Avec huit projets de parcs en mer, la France veut rattraper son retard en matière d’éolien offshore. Entre lubies écologiques et lobbys énergétiques, c’est le contribuable qui paiera la facture, pour une efficacité environnementale très discutée.

De Dunkerque à Oléron, 480 éoliennes de plus de 200 mètres de haut attendent de pousser devant les côtes, pour révolutionner notre approvisionnement en énergie. Des consortiums regroupant des groupes français et étrangers (EDF énergies renouvelables, Enbridge, WPD offshore, Iberdrola…) se sont, au gré des appels d’offres, partagé un marché lancé par l’État il y a déjà plus de dix ans. Mais c’est bien le contribuable qui l’alimentera, via une taxe qui a connu une augmentation de 650% en quinze ans: la «contribution au service public de l’électricité», visible sur sa facture d’énergie (CSPE).

La facture s’annonce très salée

Quels sont les montants en jeu ? En 2014, Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, avait annoncé un tarif de rachat de l’électricité éolienne en mer garanti aux industriels: 221,7€ du Megawatt-heure, soit quatre fois plus cher que le prix de marché projeté à 53,7€ en 2022. Un surcoût de 167€ pas anodin: l’effort sur les huit parcs se chiffre pour les Français à environ 2,7 milliards d’euros chaque année, pour 3% de l’électricité produite en France. Soulignant le faible rendement des parcs, Fabien Bouglé, militant au sein d’un collectif d’opposants, déclarait au Figaro en août dernier: ces éoliennes sont «des 2CV au prix de Rolls-Royce» ! Côté porteurs de projet, l’affaire semble en revanche intéressante : environ 450 millions d’euros de rentrées annuelles pendant 20 ans pour chaque parc, pour un investissement initial de 2 milliards, plus les coûts d’entretien. Continuer la lecture

La transition énergétique en Allemagne est un échec. Qui osera le dire ?

Contrepoints, 7 août 2017

La transition énergétique en Allemagne est un échec économique et environnemental. Elle est aussi une menace pour le réseau européen d’électricité.

Par Michel Gay et Bernard Lerouge.

PAS DE VENT, PAS DE SOLEIL, PAS D’ÉLECTRICITÉ

Les Allemands semblent redécouvrir cette évidence dans la douleur.

L’Agence Internationale des Énergies Renouvelables (IRENA) affiche pour 2016 des parts respectives de l’électricité éolienne et solaire dans la production totale d’électricité du monde entier de 4,15% et 1,2%. Le fait que 13% des puissances électriques affichées ne produisent que 5,35% de l’électricité tient bien sûr au caractère intermittent (et souvent aléatoire) des énergies renouvelables. Continuer la lecture

Point de vue. Pour une autre politique agricole.

 

point-de-vue-pour-une-autre-politique-agricole

André Pochon, militant de l’agriculture durable, fondateur du Centre d’études pour un développement agricole plus autonome.

Publié par Ouest France le 20/07/2017 à 07:58

Par André Pochon, militant de l’agriculture durable, fondateur du Centre d’études pour un développement agricole plus autonome.

L’agriculture conditionne la qualité de notre alimentation, base de notre santé. Elle conditionne notre environnement, nos paysages et la vitalité de nos terroirs. Elle peut créer de nouveaux emplois et contribuer à la solution du chômage. Nous ne nourrirons demain les 9 milliards d’habitants de notre planète que si l’agriculture est riche, productive et diversifiée. Continuer la lecture

Le mirage des énergies fatales

Contrepoints,

ÉNERGIE ET MATIÈRES PREMIÈRES, 8 JUILLET 2017

Les Français ne doivent pas se laisser fasciner par le mirage des énergies renouvelables fatales dont les avantages proclamés reculent avec le temps qui passe. Par Michel Gay.

L’ADEME a publié en 2016 un scénario permettant de produire 100% d’électricité renouvelable en France en 2050. Ces sources d’énergie ont, pour la plupart (éolien, solaire, marée), une production intermittente et fatale. Elles produisent selon les caprices de la nature. Leurs coûts de production sont exorbitants pour la collectivité, notamment pour l’éolien et le solaire. Il faut en effet y ajouter ceux des moyens complémentaires de soutien (stockages, productions thermiques) pour la gestion de l’intermittence.

La quantité d’énergie renouvelable produite en moyenne sur une longue période (une année par exemple) peut égaler la consommation. Mais la vraie question (cruciale) est : « la puissance fournie est-elle disponible en permanence pour équilibrer le besoin dans le réseau de distribution ? ». Il est en effet nécessaire de produire de l’électricité en permanence pour équilibrer les besoins en temps réel, sous peine d’effondrer le réseau. Continuer la lecture

Le projet éolien en mer entre Yeu et Noirmoutier : similaire à celui de St Brieuc…

CENTRALE ÉOLIENNE ENTRE YEU ET NOIRMOUTIER : UN NOUVEAU SCANDALE ÉCOLOGIQUE ET FINANCIER

par LOUIS MARIN, Economie Matin, le 29/06/2017

Après l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à proximité de Nantes, Nicolas Hulot, le nouveau ministre de la Transition écologique, va devoir faire face à un autre scandale écologique et environnemental : le projet de centrale industrielle de 62 éoliennes plantées entre les îles d’Yeu et de Noirmoutier, dont une partie des territoires est en zone Natura 2000 !

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Forages en Baie de Saint Brieuc

Côtes-d’Armor. Un gigantesque bateau creuse des trous sous la mer

Ouest-France, modifié le 27/06/2017 à 21:29 | Publié le 27/06/2017 à 21:03

  Le Fugro Synergy, un monstre de 100 m de long, a fait escale quelques heures à Saint-Malo avant de gagner la baie de Saint-Brieuc.
Gérard Lebailly et Thibaud Grasland.

Le Fugro Synergy n’est pas passé inaperçu dans le port de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) ces derniers jours. Depuis ce matin, il réalise des forages dans la baie de Saint-Brieuc. Avant d’implanter 62 éoliennes de 216 m de hauteur dans la baie, la société Ailes Marines veut connaître la composition du sol sous-marin.

Le Fugro Synergy mesure 104 m de long sur 20 m de large. Sa silhouette est impressionnante par sa hauteur, avec son derrick géant illuminé la nuit, et son aire d’hélicoptère. Ce monstre des mers, battant pavillon des Bahamas, n’est pas passé inaperçu dans le port de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) entre dimanche et lundi. Continuer la lecture