Nucléaire et climat : la grande tromperie

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En espérant que sa conclusion, ci-après, vous incitera à lire cet article très documenté :

La conclusion : Un débat public vérolé

D’après l’enquête IPSOS, 75% des personnes se déclarant le plus hostiles à l’électricité nucléaire croient que les centrales nucléaires contribuent « beaucoup » à l’effet de serre.

Pourquoi la population française est-elle à ce point dupée sur une caractéristique majeure et décisive pour la politique climatique de son système électrique ? La question interroge l’école, les formations supérieures, la presse, mais aussi les discours des responsables politiques et militants.

Tout responsable politique doit se demander s’il s’exprime clairement sur ce sujet. Tout journaliste concerné doit se demander si ce qu’il dit et écrit (ou pas) contribue (ou pas) à maintenir les citoyens dans cet état d’ignorance ou à l’informer correctement.

Que l’on soit en désaccord avec l’utilisation de cette énergie parce que l’on n’est pas convaincu que les pratiques des industriels comme le dispositif public de contrôle du risque nucléaire par l’Autorité de Sûreté Nucléaire sont efficaces pour nous protéger est respectable. Et peut constituer une raison pour refuser cette source d’électricité.

Mais que le débat public soit vérolé par une ignorance aussi criante de la capacité de l’énergie nucléaire à apporter une solution pérenne et massive à une fourniture d’électricité climato-compatible est une tare pour la vie démocratique.

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La Cour des comptes alerte sur le coût des EnR

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La conclusion : Opération vérité des coûts

« Parmi les sujets de débat exigeant cette opération vérité, celui sur les prix des différents moyens de production d’électricité s’impose. Sous pression de l’opinion publique, la filière nucléaire a depuis longtemps fait ce travail de transparence, en interne, ou soumis à des audits externes comme les différents rapports de la Cour des Comptes sur le coût complet du nucléaire, déchets et démantèlement compris, mais aussi recherches publiques. Or, la filière des EnR (Energies Renouvelables) est totalement exempte d’une telle démarche.

Comme l’indiquent ici deux économistes de la Toulouse School of Economics, ce coût doit comprendre les dépenses liées à la compensation de l’intermittence des énergies solaires et éoliennes. J’ajouterai qu’il faut aussi compter les dépenses de réseaux liées à leur introduction, l’Allemagne prévoit ainsi de dépenser 40 milliards d’euros pour que son réseau haute tension s’adapte à l’installation des EnR. Or, la prise en compte de ces coûts – dont le montant est spécifique à chaque système électrique et à la part de ces énergies – change radicalement la donne. Elle montre que les calculs fondés sur le prix d’installation et de fonctionnement d’un moyen de production (quel qu’il soit) isolément du système sont très éloignés du réel. »

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Réchauffement climatique – Aurélien Barrau

Aurélien Barrau est un astrophysicien français engagé dans la question écologique.
Il a notamment lancé avec l’actrice Juliette Binoche un appel intitulé :
« Le plus grand défi de l’histoire de l’Humanité »
signé par plus de 200 personnalités, dans le journal Le Monde à la suite de la démission de Nicolas Hulot.
 
Dans le cadre du festival Climax organisé à Bordeaux du 6 au 9 septembre 2018, lors de la conférence intitulée Quel nouveau contrat social avec le vivant ?,
Aurélien Barrau transforme son intervention en tribune politique
« parce que face à l’urgence, on n’a plus le choix »
et réitère son appel à un changement sociétal pour préserver la planète.
 

Paul François, un céréalier à la vie «empoisonnée» par Monsanto

Par Coralie Schaub, photo Claude Pauquet (Vu pour Libération) — 6 novembre 2017 à 20:46

Paul François, dans son exploitation agricole à Bernac, le 3 novembre.

Intoxiqué par un produit de la firme américaine, cet agriculteur vient de publier un livre sur dix ans de bras de fer judiciaire. Malgré les difficultés morales et financières, les doutes et la fatigue, il ne veut rien lâcher.

Le sort des victimes le préoccupe. « J’ai bien peur que les criminels qui ont sciemment empoisonné des milliers d’agriculteurs ne seront jamais condamnés. Je parle des firmes en général, il n’y a pas que Monsanto. Comme de ceux qui ont fermé les yeux sur cet empoisonnement. J’ai peur qu’il se passe exactement la même chose que pour l’amiante : on l’a interdit mais les responsables sont impunis et les victimes sont toujours là.»

Il se bat pour la création d’un fonds d’indemnisation des agriculteurs.

«Excusez-moi, je suis fatigué.»

Paul François répète souvent cette phrase, ponctuée d’un long soupir. Quand nous le rencontrons dans un café parisien, le 18 octobre, le céréalier charentais s’apprête à courir radios et télés pour parler de son livre, Un paysan contre Monsanto (Fayard). Il y raconte son combat contre la multinationale américaine, qu’il a osé attaquer en justice en 2007, trois ans après avoir été intoxiqué avec son herbicide Lasso, désormais interdit. «Quelqu’un m’a dit qu’on se croirait dans un thriller, mais non, c’est bien la réalité», souffle le quinquagénaire. Continuer la lecture

Désherbage chimique à Fréhel

Il n’y a rien à ajouter à ce témoignage d’un de nos adhérents si ce n’est que nous sommes solidaires de son exaspération. Nous rappelons l' »Arrêté préfectoral du 2 Août 2018 établissant le programme d’action régionale en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole » qui interdit (§3.2.1) tout traitement phytosanitaire des cultures intermédiaires pièges à nitrates, de même toute destruction chimique.

 

« Je vous envoie ces photos pour témoigner de l’incompétence ou de la bêtise de certains agriculteurs qui continuent de désherber chimiquement leurs parcelles.

Les photos ont été prises en septembre sur les routes de Carrien et entre le bourg de Fréhel et Pléhérel Plages. L’herbicide a été pulvérisé, pour l’un, sur un semis d’engrais vert (navette ?) et l’autre pour éviter la repousse après une récolte de colza. Je ne connais pas le type de désherbant utilisé, on ne peut que constater sa terrible efficacité, et cet épandage a eu lieu à proximité d’habitations.

Nous avons subi depuis des décennies l’arrivée de l’agriculture intensive sur notre territoire. Le paysage a été bouleversé, les haies abattues, les pommiers et autres arbres qui gênaient, déracinés. Les zones humides si utiles à la biodiversité ont été semées de maïs, les mares et les fossés comblés, nos puits pollués. Les petites fermes ont toutes disparu pour laisser place à de grandes exploitations sans âme.

Voilà, c’est juste un coup de gueule de quelqu’un qui aime sa commune et qui aimerait que ses descendants profitent d’une nature un peu préservée.

Je suis repassé lundi 2 octobre à côté de l’un des champs : il avait été retourné, le poison devenu invisible. Quelques goëlands essayaient de trouver quelques vers de terre…les pauvres !

Eoliennes : 30 millions de tonnes de béton pour sauver la biodiversité

Fédération Environnement Durable, par Jean-Louis Butré, 10/07/2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À l’horizon 2025, 30 millions de tonnes de béton armé vont être coulées dans le sol de la France pour implanter 20.000 éoliennes programmées par Nicolas Hulot. Comment accepter un tel double langage d’un ministre de l’Environnement qui avait déclaré solennellement vouloir protéger la biodiversité de la France et lutter contre l’artificialisation des sols à grands effets d’annonces médiatiques et de shows écologiques ? Continuer la lecture

Eoliennes en mer : l’Etat va-t-il gaspiller un « pognon de dingue » ?

Economie Matin, Louis Marin, le 14/09/2018

L’incroyable scandale d’état du tarif de rachat de l’électricité produite par les six centrales éoliennes en mer actuellement en projet ne s’arrêtera pas pour le Président Macron et son ministre de l’Écologie François de Rugy.

Le tarif de rachat de ces six projets avait été dévoilé par le Figaro et dans ces colonnes au montant gigantesque de 220 euros le mégawattheure.
Cette question avait fini par éclater au grand jour après la Tribune du 3 février dans les Échos de Benjamin Frémaux – ancien collaborateur de Christine Lagarde – intitulée « Le coût exorbitant de l’éolien offshore français » et la question écrite du 6 février sur le sujet du député Julien Aubert à l’Assemblée nationale au ministre de l’économie et des finances (question écrite n° 5074).

L’ensemble de ces interrogations légitimes avait contraint le gouvernement à lancer en mars une vaste renégociation du tarif de rachat de l’électricité d’origine éolienne maritime tant le prix établi à quatre fois le tarif du brut habituel semblait démesuré. Continuer la lecture

La transition énergétique doit tenir compte des réalités scientifiques, technologiques et économiques

Débat public sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie.

Cahier d’acteur n°82, Juin 2018 : Académie des Sciences

L’Académie des sciences se consacre, depuis sa création en 1666, au développement des sciences et conseille les autorités gouvernementales en ce domaine. Indépendante et pérenne, placée sous la protection du Président de la République, elle est l’une des cinq académies siégeant à l’Institut de France.

Elle est pluridisciplinaire et largement ouverte à l’international. Ses membres travaillent au sein de comités de réflexion thématiques, en interaction avec ses instances de gouvernance statutaires. L’Académie exerce cinq missions fondamentales : encourager la vie scientifique, promouvoir l’enseignement des sciences, transmettre les connaissances, favoriser les collaborations internationales et assurer un rôle d’expertise et de conseil.

CAHIER D’ACTEUR

La transition énergétique doit tenir compte des réalités scientifiques, technologiques et économiques

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Énergies : la fin des illusions

Coup d’arrêt aux éoliennes marines et à la baisse du nucléaire

En renonçant à l’objectif de ramener la part du nucléaire de 75 à 50% en 2025, Nicolas Hulot a confirmé l’incohérence de la loi de transition énergétique de 2016, en qualifiant à juste titre cet objectif d’«utopique, irréaliste et mensonger». Avec ses nouvelles critiques, visant cette fois-ci les centrales éoliennes marines décidées par ses prédécesseurs, c’est un second tabou qui est mis en cause.

La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) sera mise en débat le 19 mars par la Commission nationale du débat public (CNDP). Pour que les Français y adhèrent, le réalisme et la transparence doivent s’imposer cette fois-ci sur trois sujets : faisabilité, coûts pour les consommateurs et impacts sur leur vie quotidienne. Continuer la lecture