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Environnement presqu’ile du Cap Fréhel

Courrier à Monsieur le maire de Plévenon et ses adjoints le 22 Août 2022, malheureusement resté sans réponse, raison pour laquelle nous le publions aujourd’hui.

Fréhel, le 22 août 2022
Objet : Environnement presqu’île du Cap Fréhel

Madame, Messieurs,
L’association Fréhel Environnement conformément à ses statuts se préoccupe de la préservation du patrimoine naturel des deux communes composant la presqu’île du Cap Fréhel et est membre du comité consultatif du Grand Site.
Très attachés à la qualité de notre environnement, nous faisons une veille attentive , c’est à ce titre que nous vous informons de diverses situations qui vont altérer nos paysages.
Trois points ont retenu notre attention :
1. L’absence de protection des dunes des Grèves d’en Bas. Depuis deux étés, aucune protection. Cet espace intégré dans le périmètre Natura 2000 est fragile, le trait de côte recule (marées, tempêtes) ce qui nécessite chaque année le maintien et l’entretien des ganivelles, des pieux et fils de fers pour bien délimiter l’espace interdit à tout piétinement.
Actuellement les enfants y jouent, certains font des glissades avec des petites planches, et des groupes d’adultes y pique-niquent !
On voit des restes d’anciennes ganivelles (qui ont bien retenu le sable) et quelques pieux . La commune était dotée d’un enfonce-pieux qui avait tout son utilité. Nous suivons les conseils municipaux de la commune et avons été surpris par la décision de vendre cet enfonce-pieux
(cf votre journal communal n°52 sortie d’inventaire d’un enfonce pieux vendu 2500€ acheté 5072.24€). La protection de ces espaces dunaires (Plévenon-Pléhérel Plage-Sables d’Or) a fait l’objet d’un contrat Natura 2000.
Que comptez-vous faire pour remédier à ce problème ?
Le petit mot inscrit sur le poste de secours n’est pas vu. Ce poste est là en juillet et août, la dune est menacée toute l’année.

2. Stationnements et campements en espaces naturels.
Les aménagements de la RD 34 sont unanimement reconnus comme une grande réussite , hélas on constate que le problème s’est déplacé sur les accotements de la route communale entre le Cap et le Fort La Latte.
On assiste à un mur de camping-cars côté mer. Des camping-cars y passent la nuit, ainsi que dans les entrées de chemins situées entre cette route et la Ville Meunier.
Tous ces espaces sont dans le site classé et dans le site Natura 2000, donc comportent des habitats de grande richesse environnementale, menacés par ces campements qui hélas laissent divers déchets et surtout eaux usées.
De plus, cette année on y a vu trois départs de feux.
Il nous semble que ce problème de stationnement nocturne prend de l’ampleur (le stationnement du bourg n’étant plus gratuit).
Le campement est interdit dans les espaces classés comme celui-ci.
Comment comptez-vous faire appliquer la réglementation et remédier à la pollution ?



3. Voies vélos et stationnement des vélos.
Nous nous réjouissons de constater la très forte augmentation de cyclistes sur tout le territoire. La création de nouvelles voies vélos devient une priorité en particulier en particulier en bordure de la route communale entre le Cap et le Fort.
Le développement de ce moyen de déplacement nécessite d’agrandir les parcs de stationnement sur toute la commune et en particulier sur le parking des grèves d’en Bas .


Conscient des difficultés que présente la préservation de la qualité exceptionnelle de notre patrimoine, Madame et Messieurs les élus, je vous présente mes salutations respectueuses

Le Président,

JM Beaudlet



Copie à Madame la Présidente du Grand Site, Madame la Directrice du Syndicat Mixte,
DREAL Rennes (Inspection des Sites et des Paysages)



Pollutions

Le bruit détruit plus la santé que la pollution de l’air

Yves Sciama (Reporterre)

4 octobre 2021 à 09h27Mis à jour le 5 octobre 2021 à 14h20

Durée de lecture : 9 minutes

Le bruit détruit plus la santé que la pollution de l'air

Infarctus, stress, réduction des défenses immunitaires… Un rapport de l’Ademe, l’Agence de la transition écologique, démontre les impressionnants dégâts sanitaires causés par le bruit, notamment des voitures et deux-roues. Des dégâts totalement ignorés par les autorités.

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Carambolage agricole : la FNSEA impliquée ?

Carambolage : série de heurts, de chocs entre plusieurs véhicules… ou entre plusieurs évènements ?

  • Le 2 avril, les agriculteurs de la FNSEA Grand Bassin Parisien et de Jeunes agriculteurs bloquent les routes autour de Paris pour dénoncer les orientations de la future PAC (politique agricole commune) qui prévoit de favoriser la transition du plus grand nombre d’exploitations vers des pratiques agricoles plus vertueuses. Cette manifestation est un aveu : rien ne devrait changer dans le monde merveilleux de l’agro-industrie que défend le principal syndicat agricole français.
  • Retour des ulves en baie de Saint-Brieuc, comme le montre la photo ci-dessous prise par nos amis de « Halte aux marées vertes », plage de l’Hôtellerie à Hillion ce début avril. Depuis des années, HAMV se bat contre la cause bien connue de ces pollutions : le niveau de nitrates dans les rivières. Tout le monde connait le problème, jusqu’au sommet de l’Etat mais il ne se passe rien…
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  • Vendredi 2 avril : selon Ouest-France, « entre 50 et 100 m3 de lisier ont pollué la Penzé à Taulé, près de Morlaix, de nombreux saumons, truites, anguilles sont morts. La préfecture doit décider de fermer la zone conchylicole proche. La pollution viendrait d’un élevage de porcs ».
  • Morgan Large, journaliste en Centre Bretagne au sein de Radio Kreiz Breizh (ayant témoigné notamment dans le film « Bretagne une terre sacrifiée ») a été victime d’un sabotage de sa voiture qui aurait pu lui être fatal : elle a découvert que les boulons de la roue arrière de sa voiture avaient été enlevés.

Depuis que la journaliste enquête sur les subventions accordées à l’agro-industrie en Bretagne, elle et son média ont fait l’objet de pressions et d’actes d’intimidation à plusieurs reprises. Tout comme ses collègues qui tentent de travailler également sur les questions agricoles de la région.

Ce serait une erreur de croire que tous ces évènement récents n’ont aucuns liens entre eux, et le dernier cité, même s’il n’est probablement que l’acte d’un pauvre type, est le signe de tensions malsaines. Il serait temps que les services de l’Etat cessent de fermer les yeux sur les problèmes créés par les tenants d’une agriculture intensive. Le toujours plus grand n’a pas d’avenir, pourquoi prétendre vouloir nourrir la France quand on vise les marchés américains et chinois ? Le système agricole breton tel qu’il s’est développé ces dernières années ne peut perdurer, il est temps d’arrêter de polluer les sols et les rivières, il est temps d’assainir la nature mais aussi le milieu des affaires qui aujourd’hui dirige notre agriculture. Il est temps aussi de dire à la FNSEA qu’il faut cesser de souffler sur les braises en appelant « agri-bashing » ce qui n’est que le rejet d’un système qu’elle a mis en place et qui conduit notre agriculture dans le mur. Il est temps enfin, alors que l’état de nos rivières ne cesse de se dégrader, que les pollueurs deviennent les payeurs et que soient favorisés les tenants d’une agriculture saine et d’un développement rural équilibré.

Jean-Marie Beaudlet, Président de Fréhel Environnement

Facture EDF : enfin une bonne explication à ce (très) cher courant

Explication poétique pour celles et ceux qui n’ont pas encore renoncé à comprendre leur facture d’énergie électrique

C’est fascinant, une facture EDF : belle comme une page de Verlaine, elle contient presque autant de lignes qu’un sonnet de Ronsard.
À la base, le gros monopole d’État vend des kilowatts/heure et le client, tous les deux mois, paye ce qu’il a consommé.
Exactement comme chez le boucher : je choisis une escalope, il la pèse, je paye le prix affiché et je repars avec une «facture» (en réalité un ticket qui ne comporte qu’une seule ligne pour le produit + la TVA et le total). C’est simple et de bon goût (si le boucher est bon) !

Alors, pourquoi la facture EDF est-elle si copieuse ? Continuer la lecture

Eau rage, eau désespoir

L’eau est le support universel de toutes les formes du vivant, sa qualité se décline en chaque lieu en fonction des spécificités locales. Globalement, en Bretagne comme ailleurs, la situation se dégrade avec l’augmentation de la population et celle des activités économiques. Tout le monde le constate et le déplore ; mais le caractère multi-causal fait que chacun peut le reprocher aux autres. Que peut faire une petite association locale pour améliorer les choses ?

L’identité bretonne est marquée par la coexistence d’intenses activités de la terre (agriculture et élevage…), et de la mer (pêche, conchyliculture, ostréiculture,… stations balnéaires). Les contraintes associées à chacune de ces activités les rendent parfois difficilement conciliables ; pourtant, il le faut, dans le respect de la qualité de l’environnement pour chacun et pour tous. Continuer la lecture