Archives de catégorie : Non classé

Carambolage agricole : la FNSEA impliquée ?

Carambolage : série de heurts, de chocs entre plusieurs véhicules… ou entre plusieurs évènements ?

  • Le 2 avril, les agriculteurs de la FNSEA Grand Bassin Parisien et de Jeunes agriculteurs bloquent les routes autour de Paris pour dénoncer les orientations de la future PAC (politique agricole commune) qui prévoit de favoriser la transition du plus grand nombre d’exploitations vers des pratiques agricoles plus vertueuses. Cette manifestation est un aveu : rien ne devrait changer dans le monde merveilleux de l’agro-industrie que défend le principal syndicat agricole français.
  • Retour des ulves en baie de Saint-Brieuc, comme le montre la photo ci-dessous prise par nos amis de « Halte aux marées vertes », plage de l’Hôtellerie à Hillion ce début avril. Depuis des années, HAMV se bat contre la cause bien connue de ces pollutions : le niveau de nitrates dans les rivières. Tout le monde connait le problème, jusqu’au sommet de l’Etat mais il ne se passe rien…
image

  • Vendredi 2 avril : selon Ouest-France, « entre 50 et 100 m3 de lisier ont pollué la Penzé à Taulé, près de Morlaix, de nombreux saumons, truites, anguilles sont morts. La préfecture doit décider de fermer la zone conchylicole proche. La pollution viendrait d’un élevage de porcs ».
  • Morgan Large, journaliste en Centre Bretagne au sein de Radio Kreiz Breizh (ayant témoigné notamment dans le film « Bretagne une terre sacrifiée ») a été victime d’un sabotage de sa voiture qui aurait pu lui être fatal : elle a découvert que les boulons de la roue arrière de sa voiture avaient été enlevés.

Depuis que la journaliste enquête sur les subventions accordées à l’agro-industrie en Bretagne, elle et son média ont fait l’objet de pressions et d’actes d’intimidation à plusieurs reprises. Tout comme ses collègues qui tentent de travailler également sur les questions agricoles de la région.

Ce serait une erreur de croire que tous ces évènement récents n’ont aucuns liens entre eux, et le dernier cité, même s’il n’est probablement que l’acte d’un pauvre type, est le signe de tensions malsaines. Il serait temps que les services de l’Etat cessent de fermer les yeux sur les problèmes créés par les tenants d’une agriculture intensive. Le toujours plus grand n’a pas d’avenir, pourquoi prétendre vouloir nourrir la France quand on vise les marchés américains et chinois ? Le système agricole breton tel qu’il s’est développé ces dernières années ne peut perdurer, il est temps d’arrêter de polluer les sols et les rivières, il est temps d’assainir la nature mais aussi le milieu des affaires qui aujourd’hui dirige notre agriculture. Il est temps aussi de dire à la FNSEA qu’il faut cesser de souffler sur les braises en appelant « agri-bashing » ce qui n’est que le rejet d’un système qu’elle a mis en place et qui conduit notre agriculture dans le mur. Il est temps enfin, alors que l’état de nos rivières ne cesse de se dégrader, que les pollueurs deviennent les payeurs et que soient favorisés les tenants d’une agriculture saine et d’un développement rural équilibré.

Jean-Marie Beaudlet, Président de Fréhel Environnement

Facture EDF : enfin une bonne explication à ce (très) cher courant

Explication poétique pour celles et ceux qui n’ont pas encore renoncé à comprendre leur facture d’énergie électrique

C’est fascinant, une facture EDF : belle comme une page de Verlaine, elle contient presque autant de lignes qu’un sonnet de Ronsard.
À la base, le gros monopole d’État vend des kilowatts/heure et le client, tous les deux mois, paye ce qu’il a consommé.
Exactement comme chez le boucher : je choisis une escalope, il la pèse, je paye le prix affiché et je repars avec une «facture» (en réalité un ticket qui ne comporte qu’une seule ligne pour le produit + la TVA et le total). C’est simple et de bon goût (si le boucher est bon) !

Alors, pourquoi la facture EDF est-elle si copieuse ? Continuer la lecture

Eau rage, eau désespoir

L’eau est le support universel de toutes les formes du vivant, sa qualité se décline en chaque lieu en fonction des spécificités locales. Globalement, en Bretagne comme ailleurs, la situation se dégrade avec l’augmentation de la population et celle des activités économiques. Tout le monde le constate et le déplore ; mais le caractère multi-causal fait que chacun peut le reprocher aux autres. Que peut faire une petite association locale pour améliorer les choses ?

L’identité bretonne est marquée par la coexistence d’intenses activités de la terre (agriculture et élevage…), et de la mer (pêche, conchyliculture, ostréiculture,… stations balnéaires). Les contraintes associées à chacune de ces activités les rendent parfois difficilement conciliables ; pourtant, il le faut, dans le respect de la qualité de l’environnement pour chacun et pour tous. Continuer la lecture