Archives de catégorie : Cadre de vie

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Un moratoire sur les épandages de pesticides près des habitations est une nécessité sanitaire et morale

« Nous voulons des Coquelicots », TRIBUNE – Coronavirus, 19/04/2029

Le Covid-19 peut voyager sur des microparticules, dont celles de pesticides, affirment, dans une tribune au «Monde», le mouvement Nous voulons des coquelicots, opposé aux produits phytopharmaceutiques, et son président, Fabrice Nicolino. Une raison supplémentaire, selon eux, de décréter un moratoire sur leur épandage.

Tribune. Il y a un mystère des pesticides, et il est bien gardé. Mais ce n’est pas un mystère pour qui sait dépouiller des centaines de textes dispersés aux quatre vents que personne ne trouve intérêt à rassembler. Les pesticides de l’agriculture industrielle jouent-ils un rôle important dans la propagation du coronavirus? Tristement, mais certainement, la réponse est oui. Continuer la lecture

REFONTE DE LA POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE

A l’heure des débats sur la nouvelle Politique Agricole Commune (PAC) à Bruxelles et de l’élaboration de sa déclinaison nationale (le Plan Stratégique National), les propositions qu’André Pochon a élaborées pour la commission mise en place au niveau national nous paraissent devoir être connues. AP indique les moyens concrets d’assurer la transition de l’agriculture vers un modèle plus autonome, plus économe et plus durable. C’est, en somme, le modèle de l’agro-écologie que le Ministre Stéphane Le Foll avait essayé, comme André Pochon, de promouvoir.

Les propositions de celui-ci ont été endossées par une association environnementale départementale, Vivarmor Nature (dont André Pochon est l’expert et le porte-parole agricole) et déposée par cette association auprès de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), qui reçoit les contributions à la consultation publique « imPACtons ». On peut ainsi consulter en ligne les trois pages de deux « cahiers d’acteurs » actuellement déposés: celui de la FNSEA et celui de Vivarmor.

Il est édifiant de comparer les deux. Continuer la lecture

Baignade interdite !

Sur les plages de Plévenon et de Sables d’Or la baignade vient d’être « temporairement » interdite en raison de la « non-conformité de l’échantillon d’eau prélevé le 19 juin » et vu l’information de l’Agence Régionale de Santé le 21 juin, « jusqu’à l’obtention de résultats conformes».
Les arrêtés municipaux de Fréhel et Plévenon sont datés du 22 juin et placardés en mairies et à l’entrée des différentes plages (photo Sables d’Or).
Une plage semble épargnée : l’Anse du Croc n’est pas citée par l’ARS, peut-être parce que n’étant pas à l’embouchure d’une rivière côtière ? Si c’est le cas cela signifierait que l’origine de la pollution est à rechercher en amont. Continuer la lecture

«Nous voulons des coquelicots» Le 1 mars 2019

Comme tous les premiers vendredi du mois, rassemblement à 18h30 sous la Halle de Matignon. Le premier mars, lors du rassemblement, Patrice Hamoniaux nous a présenté son expérience :

La conversion au bio de Nadia et Patrice Hamoniaux

NOTE aux lecteurs : en fin de l’article, un lexique des sigles (en bleu).

A 4 ans je voulais déjà être agriculteur, j’ai toujours voulu suivre les traces de mon père. J’ai obtenu un bac D à la Ville Davy à Quessoy puis un BTS TAGE (rebaptisé depuis, ACSE : Analyse et la Conduite des Systèmes d’Exploitations agricoles.) à Rennes. On ne parlait pas d’agriculture biologique ni à la maison ni à l’école.

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Les animaux reviennent sur la lande de Plévenon

Un projet d’entretien de la lande que chacun peut soutenir

Fréhel environnement présente ce projet qui nous semble important pour notre environnement. Nous espérons qu’un jour un projet équivalent pourra se faire sur la lande de Fréhel.

Pour voir la présentation complète du projet et pouvoir y participer (cliquer ici)

Résumé du projet expliqué par Katell Lorre :

Cette année nous avons la joie de pouvoir aller sur une partie des landes du Cap Fréhel, et ça c’est une sacrée nouvelle ! Hors période de chasse donc, de mars à septembre environ, les animaux et moi allons faire une transhumance et vivre plus de 6 mois sur ce lieu magique : toute cette zone entre le Cap Fréhel et le Fort La Latte.

Les animaux sont de races bretonnes avec comme avantage qu’elles broutent et valorisent bien les pâturages rustiques comme les landes. Elles y trouvent les végétaux pour se nourrir ainsi que toutes les plantes utiles pour leur santé.

En échange, le fait de pâturer ces landes va permettre la réouverture de certaines parties fermées par de l’ajonc ou des bruyères et donc y apporter l’espace nécessaire pour le retour d’autres espèces floristiques et faunistiques.

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Paul François, un céréalier à la vie «empoisonnée» par Monsanto

Par Coralie Schaub, photo Claude Pauquet (Vu pour Libération) — 6 novembre 2017 à 20:46

Paul François, dans son exploitation agricole à Bernac, le 3 novembre.

Intoxiqué par un produit de la firme américaine, cet agriculteur vient de publier un livre sur dix ans de bras de fer judiciaire. Malgré les difficultés morales et financières, les doutes et la fatigue, il ne veut rien lâcher.

Le sort des victimes le préoccupe. « J’ai bien peur que les criminels qui ont sciemment empoisonné des milliers d’agriculteurs ne seront jamais condamnés. Je parle des firmes en général, il n’y a pas que Monsanto. Comme de ceux qui ont fermé les yeux sur cet empoisonnement. J’ai peur qu’il se passe exactement la même chose que pour l’amiante : on l’a interdit mais les responsables sont impunis et les victimes sont toujours là.»

Il se bat pour la création d’un fonds d’indemnisation des agriculteurs.

«Excusez-moi, je suis fatigué.»

Paul François répète souvent cette phrase, ponctuée d’un long soupir. Quand nous le rencontrons dans un café parisien, le 18 octobre, le céréalier charentais s’apprête à courir radios et télés pour parler de son livre, Un paysan contre Monsanto (Fayard). Il y raconte son combat contre la multinationale américaine, qu’il a osé attaquer en justice en 2007, trois ans après avoir été intoxiqué avec son herbicide Lasso, désormais interdit. «Quelqu’un m’a dit qu’on se croirait dans un thriller, mais non, c’est bien la réalité», souffle le quinquagénaire. Continuer la lecture

Désherbage chimique à Fréhel

Il n’y a rien à ajouter à ce témoignage d’un de nos adhérents si ce n’est que nous sommes solidaires de son exaspération. Nous rappelons l' »Arrêté préfectoral du 2 Août 2018 établissant le programme d’action régionale en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole » qui interdit (§3.2.1) tout traitement phytosanitaire des cultures intermédiaires pièges à nitrates, de même toute destruction chimique.

 

« Je vous envoie ces photos pour témoigner de l’incompétence ou de la bêtise de certains agriculteurs qui continuent de désherber chimiquement leurs parcelles.

Les photos ont été prises en septembre sur les routes de Carrien et entre le bourg de Fréhel et Pléhérel Plages. L’herbicide a été pulvérisé, pour l’un, sur un semis d’engrais vert (navette ?) et l’autre pour éviter la repousse après une récolte de colza. Je ne connais pas le type de désherbant utilisé, on ne peut que constater sa terrible efficacité, et cet épandage a eu lieu à proximité d’habitations.

Nous avons subi depuis des décennies l’arrivée de l’agriculture intensive sur notre territoire. Le paysage a été bouleversé, les haies abattues, les pommiers et autres arbres qui gênaient, déracinés. Les zones humides si utiles à la biodiversité ont été semées de maïs, les mares et les fossés comblés, nos puits pollués. Les petites fermes ont toutes disparu pour laisser place à de grandes exploitations sans âme.

Voilà, c’est juste un coup de gueule de quelqu’un qui aime sa commune et qui aimerait que ses descendants profitent d’une nature un peu préservée.

Je suis repassé lundi 2 octobre à côté de l’un des champs : il avait été retourné, le poison devenu invisible. Quelques goëlands essayaient de trouver quelques vers de terre…les pauvres !

Point de vue. Pour une autre politique agricole.

 

point-de-vue-pour-une-autre-politique-agricole

André Pochon, militant de l’agriculture durable, fondateur du Centre d’études pour un développement agricole plus autonome.

Publié par Ouest France le 20/07/2017 à 07:58

Par André Pochon, militant de l’agriculture durable, fondateur du Centre d’études pour un développement agricole plus autonome.

L’agriculture conditionne la qualité de notre alimentation, base de notre santé. Elle conditionne notre environnement, nos paysages et la vitalité de nos terroirs. Elle peut créer de nouveaux emplois et contribuer à la solution du chômage. Nous ne nourrirons demain les 9 milliards d’habitants de notre planète que si l’agriculture est riche, productive et diversifiée. Continuer la lecture

Il faut sauver la Loi Littoral

Deux amendements adoptés par les sénateurs le 11 janvier 2017 ouvrent la possibilité de déroger au principe de l’urbanisation en continuité de la loi Littoral et permettent les extensions d’urbanisation sans continuité avec les agglomérations et villages existants. Qu’il s’agisse de construction d’habitations sur des parcelles dans des hameaux ou de construction d’annexes sur leurs franges , ou, pire encore, de création de zones d’activités économiques en pleine nature, ces dispositions vont favoriser de nouveau le mitage et l’urbanisation diffuse.

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